dimanche 10 juin 2018

Les secrets de Zerbino

Catland, c'est le domicile des Chats-Pitres, mais, côté rue, c'est aussi une terre d'accueil des Gavrochats. Parmi eux, Gigi (sans doute la plus ancienne habituée du bar à croquettes), Elinor (une écaille qui m'a confié le soin de trouver un foyer à chacun de ses 4 bébés) et...

...ZERBINO

Nous ne disposons que de rares photos car, avec les Gavrochats, la réussite photographique n'est pas assurée. Il y a bien quelques petits bouts de vidéos issus de la surveillance par caméra du bar à croquettes... mais aussi ce joli portrait pour lequel le beau ténébreux a bien voulu poser l'année dernière.

Zerbino, ce sont avant tout deux yeux qui brillent sous la voiture, où il a coutume d'attendre ses repas. Assez craintif, très doux (aucune agressivité, aucune bagarre), il s'est fait une place parmi les Gavrochats de Catland. Il bénéficiait ainsi depuis plusieurs mois de la distribution quotidienne de sachets et petits extras autour du bar à croquettes. 

Seulement, il y a 3 semaines, voilà notre Zerbino qui arrive amoché au service du soir : la base de son oreille est en sang, la blessure est vilaine et des soins s'imposent. Pas facile avec un minet à moitié sauvage qui ne se laisse caresser que du bout des doigts sur le haut du crâne quand il mange... Et, bien sûr, pour nous faciliter la tâche, nous étions dimanche soir, veille du lundi de Pentecôte... 

J'appelle donc en urgence Monsieur SOS (c'est ainsi que les vétos surnomment Jean-Marc de l'association S.O.S. Chats de l'Hôpital de Perpignan 😉). Un plan d'action est immédiatement mis en place : antibios (que je suis chargée de faire prendre au blessé), caisse-trappe (prêtée par Jean-Marc) et zou ! chez le véto, mardi, à la première heure !

Enfin, Zou !... pas vraiment. Pour mon baptême du trappage, j'ai connu quelques déboires. J'avais pourtant lu l'excellent article de Jean-Marc sur l'art de bien trapper, mais il faut bien avouer que je n'ai pas brillé par mon efficacité. Zerbino a pourtant mis du sien : il est rentré 3 fois dans la caisse... dont le déclenchement automatique... n'a pas été automatique du tout !

Bref. Trois essais manqués et quelques gouttes de sueur plus tard, voici enfin notre Zerbino dans la caisse, en route pour la clinique vétérinaire.

Le revoilà le soir même de sa libération (le jeudi), après avoir été soigné pour une gale des oreilles ayant dégénéré en abcès. Nous en avons profité pour le faire castrer et identifier : Zerbino est aujourd'hui officiellement un chat libre de Catland sous protection asso. 


Mais la nouvelle la plus troublante a sans doute été celle de son âge : d'après le véto, Zerbino serait né fin avril-début mai 2016, soit... précisément à la période où Gigi a fait ses petits à Catland. Et parmi ses petits, il y avait effectivement un petit chaton noir hirsute... 

Gigi : Je suis ta mèèèèère ! (enfin, peut-être !)

dimanche 27 mai 2018

Bonne Fête à une maman-chat

En ce dimanchat où nous célébrons les mamans, le comité de rédac' des Chat-Pitres souhaite mettre à l'honneur une maman chat : Elinor.


Nous avons fait la connaissance de cette belle écaille-de-tortue lorsqu'elle est venue nous demander de l'aide, au début de l'été 2017, avec ses 4 chatons sous la patte. Ses petits ont tous eu la chance d'être adoptés.


Elinor, elle, a été stérilisée mais n'a toujours pas de foyer. 

Elinor, juste après sa stérilisation, en juillet 2017.


Elle vient régulièrement se nourrir au bar à croquettes de Catland, occupe occasionnellement l'abri devant la maison...


Aujourd'hui, Elinor ne demande qu'une chose de plus : des câlins ! Cette minette autrefois assez sauvage cherche désormais la caresse et réclame la tendresse d'un bipède. Pourquoi n'aurait-elle pas droit à la douceur d'un foyer ?


Certes, elle est en bonne santé et Miss Tigri veille sur elle, mais nous aimerions qu'elle ne passe plus un hiver dehors et qu'elle ne soit plus exposée aux dangers de la rue. C'est une minette qui ne manifeste pas d'agressivité envers les autres chats et s'habituerait facilement à la vie en intérieur pourvu qu'un bipède patient et attentionné accepte de la mettre en confiance.


Bien sûr, nous savons que toutes les bonnes maisons sont pleines, mais nous savons aussi que la chance sourit parfois aux Gavrochats. C'est pourquoi, nous faisons à nouveau appel à #Solidarchat et demandons aux Minounautes de bien vouloir nous aider à diffuser notre appel.

Pour Elinor, une courageuse maman Gavrochatte : un bon foyer !

Contact : Miss Tigri via le blog ou directement par mail.

# Solidarchat Forever !

mercredi 2 mai 2018

La tribu d'Elinor : premier channiversaire (2)

Nous ne résistons pas au plaisir de faire durer notre premier channiv' un jour de plus... Voici donc la suite des récits des adoptions de la tribu d'Elinor. 


Salomé a été la troisième adoptée. Elle est partie début septembre 2017 vivre du côté de Narbonne, chez Jessica. Depuis, elle se prélasse, coussinets en éventail, face à la mer... Jessica la décrit comme très affectueuse, câline, joueuse. Elle reste assez craintive avec les inconnus. Ses problèmes de marquage urinaire ont disparu dès qu'elle a été stérilisée. Elle a été rebaptisée Marsue.


*  *  *  *

Nous poursuivons avec un souvenir de juillet 2017, à l'époque où les 4 chatons étaient en famille d'accueil à Catland :

Un détail ne vous aura pas échappé : Dolce brille par son absence...

Eh oui ! Le cas de Dolce n'a pas été simple... D'abord, la demoiselle s'est distinguée par une attitude nettement plus méfiante envers les humains. Elle fut la dernière trappée, la dernière aussi à avoir été sociabilisée. Elle se tenait aussi souvent à l'écart de ses frères et sœurs. Bref, pour apercevoir Dolce, il fallait souvent ramper, s'aplatir devant les meubles et l'on se trouvait alors devant une petite boule de poils terrifiée. Le mieux est sans doute de la laisser vous miauler son histoire :


Dolce : Sans me vanter, je suis sans doute celle qui a eu le plus de demandes d'adoption. Pourtant, j'ai été la plus difficile à caser. Attirés par mon allure de chat de race (je suis pourtant une "pure" Gavrochatte), plusieurs adoptants potentiels se sont manifestés. Il a fallu des trésors de diplomatie pour leur expliquer que je n'étais pas une peluche et que je nécessiterais beaucoup de patience, de calme, de douceur. Ainsi, une maison avec enfants, chien ou autre animal hurlant ne pouvait me convenir. Il ne fallait pas attendre non plus que je sois d'emblée une minette de salon, l'animal de compagnie sur-mesure. Au contraire, c'est le bipède qui allait devoir être sur-mesure pour moi. Bref ! Mon adoption s'annonçait plutôt compliquée.


Un mois et quelques griffures plus tard, Miss Tigri a fini par m'apprivoiser. Mon regard exprimait de moins en moins la crainte et une certaine complicité s'était même installée, à partir du moment où j'ai compris que l'on respectait mon rythme, qu'on me protégeait... Ah ! Les nombreuses heures que Miss Tigri à passées à retenir son souffle pour ne pas m'effrayer, à couper la sonnerie du téléphone pour ne pas me réveiller, à essayer de me rassurer de mille façons... Les visiteurs étaient souvent frustrés de ne pas me voir, mais Miss Tigri tenait à ce que je ne sois pas brusquée.

Et puis, au mois de septembre, la décision est tombée : j'allais rester à Catland !

Dolce : Youpi ! J'ai une famille !

J'avais réussi à faire craquer Miss Tigri et elle n'avait plus le cœur à me placer maintenant qu'on se faisait de gros câlins...

Dolce : On fait un beau Picasso, comme ça, toi et moi 💕 !

Il restait néanmoins un petit détail à régler : quid du trio Catlandais qui avait accepté un exil provisoire le temps que les "squatters" soient tous adoptés ? Pas fastoche de leur annoncer qu'un des chatons allait squatter définitivement... surtout que Miss Tigri se méfiait de ma réaction vis-à-vis d'autres chats.

Finalement, Graffiti et Zingara ont réintégré leur pénates à la mi-septembre. Quant à Eponine, très complice avec son Grandpa et son frère Zéphyr, elle est devenue résidente permanente du Chat-eau, où Miss Tigri continue à aller régulièrement lui rendre visite.

La rencontre avec les Catlandais s'est plutôt bien passée...

... même si les "grands" me rappellent parfois qu'ils sont les aînés !

Je suis devenue une inconditionnelle du circuit 
et une vraie championne en la matière.
Mon grand plaisir : jouer en nocturne (on entend mieux la balle rouler !)

Et voilà ! Que de chemin parcouru depuis cette première photo : 


... jusqu'à celle-ci, prise lors d'une de mes dernières balades dans le jardin :



Me voici maintenant parfaitement intégrée, membre du comité de rédac' du blog et heureuse de recevoir de temps en temps des nouvelles de mon frère et de mes sœurs. J'ai aussi le privilège de revoir de temps en temps ma maman, Elinor, qui vient toujours se nourrir au bar à croquettes. 


Un jour, peut-être qu'elle aussi trouvera une famille d'adoptants... En attendant, elle a été stérilisée en juillet et ses petits sont désormais à l'abri du besoin. Nous lui souhaitons de tout cœur de connaître le même bonheur que ses chatons.


mardi 1 mai 2018

La tribu d'Elinor: premier channiversaire

Tout un symbole, ce 1er mai, qui est non seulement le jour du muguet et des Anarchats, mais aussi l'anniversaire de la tribu d'Elinor (clic). Recueillis à Catland en juillet 2017, Fantômette (clic), Django (clic), Salomé (clicet Dolce ont tous trouvé une famille d'adoption entre août et septembre 2017.

Au premier rang : Fantômette et Django.
Au deuxième rang: Salomé,  et Dolce.

Tous sont aujourd'hui vaccinés, identifiés, stérilisés et coulent des jours heureux auprès de bipèdes aimants.

A l'occasion de ce premier (ch)anniversaire, Laure et Christelle ont eu la gentillesse de rédiger quelques lignes à propos de leur protégé et de nous envoyer des photos. Nous les remercions vivement pour leur témoignage qui mettra du baume au cœur à toutes les associations qui œuvrent pour des adoptions réussies, à commencer par l'Association SOS Chats de l'Hôpital de Perpignan, qui a largement contribué à faire le bonheur de ces Gavrochats.

Les voici donc, par ordre d'adoption :

Commençons par le petit Django, devenu le beau Kheops, compagnon de Laure :


"La majorité des gens pense que c'est une femelle (Il n'a jamais mué et du coup il a un miaulement de petit chaton).

Kheops, il est classe, tout fluffy et extrêmement mignon.

Zéro soucis santé à signaler depuis son adoption.

"Plant killer" > je ne compte plus les plantes ou bouquets grignotés, renversés, tués ... j'espère que ça se calmera avec le temps car chez moi c'est la jungle urbaine eheh !

Fan de plumes, de coton et laine... normal et malheureusement c'est ce qui compose mon activité en dehors du travail.


Aimant, il m'attend toujours sagement derrière la porte quand je rentre.

On ne peut pas l'engueuler ou lui en vouloir longtemps à cause de sa belle bouille.

Curieux des inconnus il n'a pas peur et se laisse manipuler facilement.

(Même l'électricien il regarde ce qu'il fait)

Mange les financiers à travers le sachet.

N'a toujours pas le dessus sur sa grande sœur Lilith 😁

- Il rapporte la balle à tous les coups !

- Il reste petit mais sa fourrure s'est étoffée (trop mignon)

- Il a les yeux ronds, ce qui booste son capital charme

- Il ne peut pas dormir avec moi car il attaque les rideaux


- Il fait volontiers la sieste avec moi et c'est très difficile de bouger à ce moment là car j'adore !



- Il a eu des minis vacances au vert à Noël mais, pauvret, a eu peur de l'extérieur. Il n'a qu'une seule fois fait plusieurs mètre pour rejoindre Lilith qui, elle, a l'habitude.



Il a renversé la bouteille de shampoing sur sa queue, j'ai dû le doucher il n'a pas aimé mais c'était sans agressivité. 



D'ailleurs Kheops n'est pas agressif pour un sou. Je ne l'ai jamais vu cracher/feuler, baisser les oreilles (sauf envers Lilith quand ils jouent ensemble) griffer avec méchanceté (seulement car je lui grattouille le ventre ou l'embête alors il mord et griffe bras ou mains).



Il miaule (pleure/chouine) toujours autant dans les parties de jeux, le pauvre souvent est littéralement écrasé par Lilith et ses 9 kilos. 



Il répond quand je l'appelle et reconnaît très bien son prénom. Souvent c'est juste pour lui faire un câlin (du coup ça ne va peut être pas durer ahah) 



Pas de saletés à déplorer ailleurs que dans la litière sauf dans le pot de ce pauvre Yucca. 



J'adore la complicité qui s'est créée entre mes deux chats. Ils peuvent s'amuser ensemble et ainsi retrouver quelques instincts d'adrénaline sympatoches. 



Lilith lui fait la toilette très souvent mais refuse de dormir à côté quand lui vient se blottir (c'est une sauvage) 



Kheops est TRÈS jaloux ! Dès que je grattouille / papouille Lilith il se dépêche de se montrer / miauler. Il veut être l'attention première. Heureusement pour lui, Lilith est son opposé elle se fiche de tout et montre très rarement une grande affection. 


Parfois je le fais juste pour l'embêter 😁


Que dire de ce chaton ?

Adorable joueur affectueux jaloux curieux obéissant amusant 
J'espère que je vais en fêter beaucoup des années en sa compagnie, je l'adooore 💗️ c'est le chaton dont tout le monde rêve (Oui rien que ça !)

Il aura peut être la chance de déménager bientôt car je cherche un autre appartement (sur Perpignan toujours). Je vous tiendrais au courant si cela se fait.

Son surnom numéro 1 : Khéopschou ! "


*   *   *   *

Voici maintenant le récit de la rencontre de Christelle et Fantômette, devenue la superbe Matsha:

"Matsha est l’une de mes plus belles rencontres, et certainement la plus inattendue...

J’accompagnais Laure pour rendre visite à Khéops (Django à l’époque), son futur colocataire. Le petit poilu séjournait avec ses sœurs chez Miss Tigri depuis quelques temps, au paradis des chats : arbres à chats géants, jouets et gratouilles à gogo... le top !

C’est en m’asseyant sur le canapé pour discuter que j’ai senti une présence juste à côté de moi. Je me suis tournée et me suis aperçue qu’une petite boule de poils noire et blanche juste à côté de moi se rapprochait petit à petit pour venir finalement se coller contre moi. La petite, se rendant compte que je l’observais, leva sa tête entourée d’une collerette et me fixa. Elle était tellement mignonne avec ses yeux verts et sa petite tâche noire sur le nez... Il suffit de quelques caresses pour qu’un ronron se fasse entendre, et qu’un sentiment de bonheur remplisse mon cœur. Elle avait été nommée Fantômette à cause de son petit masque noir sur les yeux. 



Sur le chemin du retour, je n’arrêtais pas de penser à elle, je me demandais quelle famille allait l’adopter, s’ils allaient être gentils, prendre soin d’elle... En rentrant, j’ai raconté toute cette histoire à mon compagnon, montré les photos que j’avais prises lors de la visite... c’était décidé : nous allions adopter Fantômette ! 

Quelques semaines plus tard, Fantômette, renommée Matsha est arrivée à la maison et s’y est vite sentie à l’aise, au point même de se charger de certains éléments de décoration...




Toujours collée à moi, elle a vite adopté les bras de son nouveau papa et adore encore aujourd’hui se faire porter et caresser le ventre. On se demande d’ailleurs parfois si c’est un vrai chat et pas un chien déguisé car elle adore rapporter la balle quand on lui jette, miaule d’une manière très drôle, proche de l’aboiement quand elle voit un oiseau par la fenêtre ou un moucheron sur le mur, et surtout elle est très maladroite, aucune délicatesse lorsqu’elle saute, on entend un gros « boum », ce qui nous surprenait toujours au début et nous fait beaucoup rire maintenant.




Nous adorons jouer avec elle, à 1,2,3 soleil à notre façon, à se cacher derrière un mur et réapparaître lorsqu’elle miaule, la faire courir après la balle...

C’est aussi notre assistante préférée lorsqu’on travaille, elle se pose sur nos bras (parfois sur le clavier) lorsqu’on travaille sur l’ordinateur, elle se met sur mes genoux lorsque je peins.




Mais ce que nous aimons par dessus tout, c’est le soir, au moment d’aller au lit, quand elle se met dans le lit avant nous d’un air de dire «allez c’est l’heure des câlins ! » et qu’elle dort en ronronnant blottie tantôt entre nous, tantôt d’un côté ou de l’autre. (Cette petite chose prend toute la place, et dort tellement bien qu’on ne veut pas la réveiller... !) 



Elle a plusieurs surnoms : Matchou, Machu Pitchoune, Poupou, Poupette, Chacha, Miss Matsha, Petit Pot (car c’est un vrai pot de colle, elle nous suit au brossage de dents dans le lavabo et parfois même sous la douche !) 


Merci infiniment Miss Tigri pour cette superbe rencontre qui a changé notre vie."

Allez, nous vous en laissons un peu pour demain... On vous racontera l'intégration de Dolce chez les Chats-Pitres...


dimanche 29 avril 2018

Fragrance

Roméo : Snif ! Snif !

Roméo : Je rêve ou bien...?

Roméo : Vous ne sentez pas ?

Zingara : Si ! Je sens quelque chose aussi...

Dolce : Oui, oui, moi aussi !

Graffiti : Je confirme !

Zéphyr : C'est vrai, il y a comme un parfum...

Eponine :... de printemps ! 
Cette fois, c'est sûr, ça sent le printemps !

dimanche 15 avril 2018

Ceci n'est pas Zingara

Quand Dolce se découvre une passion pour l'art...

Dolce : C'est fascinant...

Dolce : Oui, c'est fascinant, cette représentation du concept félin, cet amour du chat hissé au rang d'art sacré, cette projection de la forme transcendée par les lumières changeantes des saisons. C'est beau comme une croquette oubliée sous un confiturier ! On sent bien le cheminement de l'artiste vers le Chat, mais attention ! Le Chat-concept, le Chat-symbole, peut-être même le Chat-objet-transitionnel et gardien des traumatismes secrets de l'enfance. Oui, cela me paraît limpide. Il suffit d'observer ce regard qui semble capter l'infini et l'on comprend alors la notion même d'Etre et notre relation au...

Zingara : Pfff ! Charabia ! En plus, ce n'est même pas fini !
Dolce : J'allais y venir...

Dolce : Justement, ne peut-on pas voir dans l'inachèvement de l'oeuvre l'aspiration de l'artiste à l'éternité ? Ne serait-ce pas notre propre relation au temps que l'artiste met en scène à travers une fresque inachevée ? Ou bien faut-il reconnaître...

Miss Tigri : Non, mais, Dolce... Lâche l'affaire ! J'ai gribouillé sur les murs du garage un jour de pluie et je n'ai pas terminé parce que je n'avais plus de peinture. Là ! On ne va pas en faire une thèse !
Dolce : C'est typique ! L'oeuvre dépasse l'artiste... ce qui nous renvoie immanquablement à la notion d'imperfection humaine et de...
Zingara : Mais où va-t-elle chercher des c***ies pareilles ?

Miss Tigri : Vous l'aurez compris, ceci n'est pas un billet sur l'art. C'est une invitation à écouter l'analyse de Franck Lepage sur "L'art comptant pour rien". Très drôle dans la forme, terrifiant sur le fond. Allez, et si on prenait un petit cours d'autodéfense intellectuelle contre le mensonge enrobé de justification culturelle et artistique ?

C'est par ici... On vous propose un petit extrait, mais l'intégralité de la "conférence gesticulée" est à voir :
"Ce n'est pas de l'art, il n'est pas contemporain. 
C'est un système de marché"


Quelques extraits rafraîchissants, à commencer par une publicité où Guillaume Galienne revêt le costume du galeriste. Etonnant, non ?


Et bien sûr, le savoureux passage du film Dialogue avec mon jardinier, où l'on apprend que "lorsqu'il y a de la brume, il n'y a pas grand-chose à voir". J'en pleure (de rire !).