dimanche 9 décembre 2018

L'histoire de Gigi

Voilà déjà quelques temps que vous entendez parler de Gigi, la Gavrochatte de Catland devenue, au fil du temps, loc(h)ataire du garage. Nous aimerions aujourd'hui lui laisser la parole afin qu'elle raconte son histoire depuis son arrivée à Catland.

Gigi : Tout a commencé au printemps 2016. A l'époque, pas de bar à croquettes ni d'abri particulier, juste un petit jardin où l'on pouvait se mettre à l'abri des chiens, des voitures, des gosses turbulents et autres nuisances de quartier. C'est là que j'ai débarqué, l'estomac vide et le ventre plein... de petits ! 

Malgré ma très grande méfiance envers les bipèdes, j'ai assez vite compris qu'ici, on ne me voulait pas de mal. On m'offrait même de la nourriture. Oh, ce n'était pas le grand luxe, à l'époque : juste une assiette de croquettes et de l'eau. Et puis, rapidement, on a mis à ma disposition un coin pour m'abriter : quelques briques et de vieilles tuiles. Ce n'était pas Byzance, mais quand on vient de la rue, on s'en contente !

Puis, est venu le temps du premier bar à croquettes, un abri spécialement conçu pour nous, les Gavrochats, avec un coin repas en bas et  une terrasse abritée à l'étage ! Je n'aurais  pas osé en rêver. Le seul hic, c'est qu'à partir de ce moment-là, tous les pique-croquettes du quartier ont commencé à débarquer et il a fallu s'imposer. La photo ci-dessus est l'un des premiers portraits que Miss Tigri ait obtenu grâce à une caméra cachée dans le jardin.

Le 30 novembre 2016, surprise ! L'entrée du bar à croquettes avait été étrangement modifiée... Curieux engin... Mais cela ne m'a pas arrêtée...

Enfin, presque ! Car soudain... clac ! Une porte qui se referme ; je me retrouve prise au piège d'un dispositif sournois, aussitôt embarquée en terre inconnue. J'ai compris par la suite que les bipèdes appelaient cela la "stérilisation", une opération qui consiste à ôter définitivement aux minettes le fardeau de la maternité. Une bonne initiative, en fin de compte, même si elle m'a valu une sacrée frayeur !

Les jours et les mois ont passé. Le confort n'a cessé de s'améliorer, les abris de se multiplier. On me voit ici devant ce qui est devenu mon QG, le bar à croquettes situé juste devant l'entrée de la maison... Remarquez la marque de la stérilisation sur mon flanc : le poil a mis longtemps à repousser : il faut dire que j'ai une fourrure adaptée aux hivers de cette vallée Cat'Alane.

Les menus ont, eux aussi, favorablement évolué, toujours plus variés, plus copieux... Je commençais à trouver cette Miss Tigri bien sympa, même si je ne la laissais toujours pas m'approcher et feulais copieusement lorsqu'elle venait déposer mon assiette. A l'époque, c'était ma façon de la remercier...

J'ai donc fini par m'installer là, tantôt côté jardin...

... tantôt côté cour. Mais toujours à l'abri et bien nourrie.

C'est alors que j'ai été frappée d'une étrange lubie. Quelque chose dont je garde aujourd'hui encore le secret. Le 4 juin 2017, j'ai disparu. Pas quelques heures, ni même un jour ou deux... Non, j'ai disparu pendant un mois. Miss Tigri m'a cherchée partout, a lancé un Pet Alert, montré mes photos aux voisins, en vain.

Quand j'ai subitement décidé de réapparaître, le 4 juillet 2017, elle n'y croyait plus ! Mais j'étais pourtant bien vivante, considérablement amaigrie, exténuée, mais vivante. Cette photo, prise deux jours après ma miraculeuse "réapparition", ne permet pas vraiment de se rendre compte de l'état pitoyable dans lequel je me trouvais alors.

L'opération "remise en forme" a été lancée et j'ai squatté le composteur, sous les lauriers, afin de me "refaire la cerise".

Comme c'était bon de retrouver ce petit jardin, le bar à croquettes et tout l'environnement familier de Catland !

Joie ! Bonheur ! Allégresse ! Félicité suprême ! Dans mon élan, je me suis mise à rêver d'une vie encore meilleure...

... une vie de chatte libre, certes, mais sans les rigueurs de l'hiver, sans la vigilance constante pour protéger sa gamelle et garder son abri. Et c'est ainsi que, poussée par une audace croissante, j'ai commencé à m'aventurer davantage en terre bipède...

... allant jusqu'à explorer l'intérieur, où je découvrais un monde de recoins moelleux pour siester et de nourriture à volonté. Un Eldorado félin !

Et me voici aujourd'hui, loc(h)ataire d'un "studio" personnel tout confort, avec room service et même séance de jeux à la demande (j'adore le plumeau !). 

Je sors quand je veux. Je ne crains plus les intempéries car, dès les premières gouttes, je rentre me mettre à l'abri. Je suis une chatte libre dans toute sa splendeur, une minette avec ses mystères et ses secrets. Même si personne ne sait ce qui est advenu de mes chatons, on murmure que je serais la mère de Zerbino. Tout ce que je puis miauler, c'est que je le surveille, je le cherche, je l'attends, même, parfois. Mais je vous en ai déjà assez miaulé. 

Je termine par une pensée #Solidarchat pour tous les Gavrochats qui, cette année encore, vont passer l'hiver dans la rue et qui dépendent de la bienveillance des bipèdes pour leur survie. Qu'on ne les oublie pas ! 







dimanche 2 décembre 2018

Charabia : chaméléon

Nous avions déjà évoqué l'art du chamouflage dans un article charabia sur ce blog. Aujourd'hui, nous creusons le concept avec le chaméléon.

Définition : le chaméléon est une des formes possibles du chamouflage. Le chaméléon possède l'art d'utiliser son environnement afin de se chamoufler, utilisant pour cela les couleurs, mais aussi les ombres et les lumières.

Illustration : comme la plupart des félins,  les Chats-Pitres sont tous des chaméléons très expérimentés. Bien sûr, certaines couleurs de pelage favorisent une illusion parfaite...

Dolce adore ce tapis, qu'elle s'efforce de souiller de traces brunâtres afin de rendre le chamouflage parfait.

Graffiti a choisi un panier bicolore qui rappelle quelques unes des nuances de son pelage.

Et bien entendu, la reine en la matière demeure la belle Zingara, qui utilise à merveille les alcôves, toutes les ombres et contre-jours, qui lui assurent un effet chaméléon des plus réussis. Notez qu'elle prend soin de ne pas exposer ses yeux afin de ne pas être trahie par le moindre filet de lumière. Championne, Zingara !

dimanche 25 novembre 2018

Beautés bicolores

Dolce: Bon, je me colle à la publication d'articles sinon, je sens qu'on y sera encore à Noël...

Dolce : Hé ! Qui s'amuse avec l'abat-jour ?

Zingara : Finis la polychromie, les effets Technicolor et la culte de la couleur omniprésente !  Aujourd'hui, on célèbre le noir et blanc...
Dolce : Bah voyons, y'en a que ça arrange...

Zerbino: C'est sûr que ces portraits noirs et blancs sont très flatteurs pour nous, les grands bruns et les contrastés...

Zerbino : Je ne suis pas mal non plus dans le genre, moi, le beau ténébreux touffu...

Graffiti : En ce qui me concerne, ça fait ressortir la blancheur immaculée de mon ventre...

Graffiti : Notez que même en noir et blanc, on est encore hypnotisé par mon regard...

Gigi : Il y a chez moi quelque chose d'un peu râpeux qui se prête aussi au portrait en noir et blanc, à condition de trouver les nuances adaptées.

Eponine : Et moi dont on ne voit habituellement que les grands yeux bleus... En noir et blanc, on redécouvre les dessins de mon dos admirablement rayé.


Zéphyr : Et moi, ne suis-je pas l'incarnation de l'aristochat dont on suspendrait un tel portrait dans le salon d'un grand Chat-Eau ?

Roméo : Eh bien, personnellement, j'avoue que le noir et blanc me convient quand il permet de recentrer l'attention sur moi plutôt que sur quelques balles multicolores qui tentaient de me voler la vedette !

mercredi 31 octobre 2018

Un bail pour Gigi

En ces temps de déluge et de grand froid, qui prennent par endroits des allures (ch)apocalyptiques, nos pensées se tournent naturellement vers les Gavrochats, qui luttent pour leur survie dans la rue. A Catland, en plus des intempéries, nous avons également dû faire face, voilà quelques semaines, à une série d'empoisonnements de chats dans notre quartier. Bref, il a fallu songer à des solutions d'urgence pour mettre nos Gavrochats à l'abri. 

Ainsi, notre Zerbino, qui effectue d'énormes progrès en termes de sociabilisation, est désormais officiellement à l'adoption sous contrat associatif (SOS Chats de l'Hôpital de Perpignan). N'hésitez pas à consulter et diffuser les annonces parues pour lui sur Wamiz et seconde chance.


Les bons soins aidant, ce beau ténébreux d'environ 2 ans, 
encore tout chétif, esquinté et craintif au mois de juin...

... est devenu ce magnifique matou, friand de mousse, de thon et de caresses et qui ne se cache plus sous la voiture et se laisse approcher.
(Retrouvez son histoire ici).

Quant à Gigi, la patronne du domaine 
et c(h)abaretière du bar à croquettes...

... la plus ancienne Gavrochatte à avoir demandé le couvert à Catland...

... elle a finalement posé officiellement une demande de (ch)asile, qu'elle a obtenu après quelques aménagements : installation d'une porte afin de lui créer une pièce dans le garage, aménagements de couchages, système de surveillance par caméra.

Malgré une regrettable mésentente entre Gigi et les Chats-Pitres, qui explique que notre Gavrochatte ne puisse pas entrer dans la maison, ces derniers n'ont cependant pas hésité à lui céder couvertures, gamelles et même arbre à chat afin de lui assurer le plus grand confort possible.

Et désormais, tous les soirs, notre Gigi rentre s'abriter 
et dormir du sommeil du juste...

... tout en passant à sa guise dans le coin cuisine 
en cas de fringale nocturne.
(image caméra)

Elle rentre et sort à sa convenance, est en confiance avec Miss Tigri et semble avoir trouvé un équilibre qui lui convient.


Dolce : Moi, si vous me demandez ce que j'en pense...
Miss Tigri : Justement, on ne te le demande pas ! 

dimanche 21 octobre 2018

Charabia : chanisettes

Notre rubrique Charabia explore tous les aspects de la vie féline, y compris les plus intimes. Aussi, nous ne craignons pas d'aborder aujourd'hui une question centrale car étroitement liée à la propreté et à l'hygiène si chères aux chats : les chanisettes.

Définition : les chanisettes désignent l'endroit où le chat peut, discrètement et sans être dérangé, assouvir ses besoins naturels.

Les variantes sont nombreuses : habituellement publiques, les chanisettes peuvent être intérieures ou extérieures, leur emplacement étant toujours soigneusement choisi par le chat.

Illustrations : la légendaire pudeur féline ne facilite pas l'illustration d'un tel sujet. Néanmoins, nous nous permettons de publier quelques clichés, ne serait-ce que pour montrer à quel point le chat sait rester digne en toutes circonstances...

Voici tout d'abord les traditionnelles chanisettes intérieures... et une utilisation peu conventionnelle de ces dernières par Dolce... A moins que...

Dolce : Mais pas du tout ! 
Je fais la dame-pipi : c'est une croquette par entrée !


Même en extérieur, la discrétion est de mise : 
un arbuste ou bien un simple petit rideau d'herbe 
fera office de chanisette sauvage.




Certains utilisateurs des chanisettes à ciel ouvert 
tâchent de dissimuler leur chactivité 
en feignant la méditation...

Ils prennent alors un air inspiré qui ne trompe pas...

... et provoquent immanquablement les moqueries du passant venant à surprendre la scène.

Roméo : Vu ! Miaouhaha ! 

Rappelons que nos chats ne manquent pas d'imagination pour se trouver de nouvelles chanisettes : cela va du lavabo au cendrier, en passant par les chaussures, les sacs en plastique ou encore les panières. Et vous, quel modèle de chanisettes adoptez-vous ?


jeudi 18 octobre 2018

De saison

A Catland, ce sont les animaux qui rythment la vie et annoncent le passage des saisons. Notre Léopoldine est au ralenti et commence sérieusement à songer à son hibernation.


Léopoldine : Un petit rayon de soleil, une dernière collation, et hop ! 
On va se pieuter !

Dolce : Je peux venir avec toi ? Tu me fais une place ?

Léopoldine : Pas facile de se repérer avec cette météo changeante... La semaine dernière, on se serait cru en plein été... Voilà à présent qu'on se prend des trombes d'eau sur la carapace... Mais d'après le chalendrier, c'est le moment de tirer sa révérence.


C'est le moment où l'on se rapproche chez les Cat'landais... ça sent le frimas !



Quant aux Gavrochats, ils se préparent à passer un nouvel hiver dehors...

Zerbino : Maintenant que je suis stérilisé, vermifugé et régulièrement nourri au bar à croquettes, je commence à devenir sociable... J'aimerais bien trouver un foyer. Quelqu'un veut-il de moi ?

Léopoldine : Bon, c'est pas tout ça... Je m'en vais conter fleurette à Morphée. Tu mets le réveil à sonner pour début mars, Miss Tigri ?

Zingara : En parlant de chalendrier, celui de l'Association SOS Chats de l'hôpital vient de paraître. Vous pouvez le découvrir et le commander ici

Restez au chaud... et au sec !