mercredi 30 janvier 2013

Doudous

Miss Tigri : Alors, mon grand fauve, on s'endort avec son doudou ?

Graffiti : Quoi ? Qu'est-ce que... ?

Graffiti : Dis, tu veux que je te refasse mon rugissement-de-la-mort-qui-tue ?

Zingara : Moi, j'aime la tendresse et j'assume ! Rrrrrrrrrrr...

lundi 28 janvier 2013

Un tigre dans le jardin

Graffiti : Hein, ma Zingara, je suis un tigre, un fauve, 
un grand prédateur sauvage ?
Zingara : Mais oui, mon Graf ! Mais oui ! 

Graffiti : Grââââââôu !
Zingara : Oooooooh ! Quelle impressionnante mâchoire de chanaconda !

Miss Tigri : Enfin, Graf ! Tu as une bouille de chaton, de grands yeux étonnés, 
la douceur d'une peluche... 
A qui veux-tu faire croire que tu es un dangereux fauve ?
Graffiti : Attends, elle m'a traité de peluche, là ?

Graffiti : Grooooooâââââr !

Zingara : Miss Tigri ???  Tu y as peut-être été un peu fort, là, Graf...
Graffiti : Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? On appelle le chamu ? 

dimanche 27 janvier 2013

Charabia : le Cha-rivari


Origine : le Charivari, ou plus exactement le Chat Rivari est mentionné dans la version française de la comédie musicale Cats. Il y apparaît comme un justicier ayant mis fin aux luttes entre les Pékinois et les Loulous de banlieue. En voici un extrait :

Tous les samedis soir, c’est la même romance
La trêve a trop duré, le conflit recommence
De chaque côté, c’est la même arrogance
Partout dans le jardin, ce ne sont qu’aboiements
Le chien policier aujourd’hui est absent
Il doit être au bistrot devant un verre de blanc
Depuis quelques temps, il néglige ses rondes
Et quand il n’est pas là, ça aboie et ça gronde
Ils avancent un peu, puis reculent sans hâte
Et je crains que bientôt, ils n’en viennent aux pattes…
(…)
Soudain comme un éclair, bondissant dans la nuit
On a pu voir surgir le Chat-rivari !


Définition : Le cha-rivari, à l’origine, est donc un personnage pacificateur. Cependant, le terme décrit parfois aussi le désordre créé par un ou plusieurs félins adeptes des chanulars en tout genre.

Variante : Selon l’ampleur des effets constatés, on parlera également de cha-hut…

Illustration :
Catland, quatre heures du matin. La maison est endormie. Soudain…

Meeeeeeeoooooooowwww !

Bond de Miss Tigri sur le matelas. Saut hors du lit. Précipitation vers la porte. Boum ! Aïe ! Ça, c’était le mur… Nouvelle tentative pour passer la porte. Cette fois, c’est le pyjama qui reste accroché à la poignée. Vite, allumer. Et là… découverte de Zingara, paisiblement assise sur le tapis et qui semble dire :
« Bah, quoi ? Je me réveille, je dis bonjour. Chuis polie, moi…
Quelques pas en arrière, affaissement sur le lit. Zingara saute sur les genoux de Miss Tigri et en profite pour réclamer un câlin. Puis…
Pouiiiiiiik ! Pouiiiiiiiiiik !
Nouveau sursaut.
Zingara : C’est rien. C’est Graffiti qui joue avec sa souris. C’est pas de notre faute si elle couine…
Et le lendemain, au lycée : yeux cernés, œuf de pigeon sur le crâne.
Les élèves : Euh, madame… Qu’est-ce qui vous est arrivé ? Vous vous êtes cognée ?
Miss Tigri : Quoi ? Ah, ça ? Non… enfin, oui… C’est rien.

Zingara : Evidemment, les bipèdes ne racontent jamais quand ils ont été victimes d’un cha-rivari… foi de Che-Zingara ! Ah-ah !

Cha-rivari nocturne à trois dans l'arbre à chat


(...)







samedi 26 janvier 2013

Variations autour du hamac

La course au hamac, première. A vos marques. Prêts ?... 
Feu...

Graffiti : Prem's !
Zingara : Oh, le tricheur !

Zingara : Y'a faux départ, là...
Graffiti : En attendant, chuis prem's !

Zingara : Foufou ! Sois chic ! Fais-moi une place !
Graffiti : J'y suis, j'y reste ! Tu n'as qu'à aller en face, dans l'autre hamac.
Zingara : Mais, y'a déjà Roméo... Foufou, steplé !

Graffiti : Tu trouves peut-être qu'il y a trop de place ?

Graffiti : Me voilà calé. 
Zingara : Attention ! J'arriiiiiiiiive !

Zingara : Aaaaah ! Tu vois, on n'est pas bien là ?
Graffiti : Nom d'un Félin des Fenouillèdes, je crois que j'ai entendu un sinistre "crac"...


vendredi 25 janvier 2013

Lettre à l'un de mes voisins

En écho au billet du 23 janvier de Liousha et Tiki, Monsieur, nous insérons un petit texte de Françoise Dorin issu de : Les Lettres que je n'ai pas envoyées. Celle-ci s'intitule "Lettre à l'un de mes voisins".

Cher "Monsieur",

Cette lettre est un cadeau que je m'offre pour fêter un double anniversaire : celui de notre rencontre et, conjointement, celui du coup de foudre qu'elle a provoqué chez moi... à votre insu.
Eh oui, "Monsieur", il y a un mois, jour pour jour, que je vous ai vu pour la première fois et qu'aussitôt, j'ai été frappée par votre personnalité et votre distinction.
Je sortais de ma maison. Vous, vous étiez à une dizaine de mètres, devant une de ces haies buissonneuses qui séparent le trottoir communal des jardinets privés. J'ai d'abord pensé que vous attendiez un ami pour un jogging matinal. Puis plutôt une amie... pour un autre genre de sports ; enfin, comme vous ne manifestiez aucune impatience, j'ai imaginé que vous étiez poète et que vous attendiez simplement l'inspiration. Boostée par cette idée, je suis tombée sous votre charme. Tombée est le mot exact : j'ai trébuché sur les restes d'une balle en caoutchouc, rouge... comme mes joues, quand je me suis relevée, abusivement gênée.
Je vous ai été très reconnaissante de rester impassible, comme si vous ne vous étiez aperçu de rien. Vous n'avez pas bougé davantage quand je me suis arrêtée à votre hauteur, sous prétexte de chercher quelque chose dans mon sac. En vérité, pour capter votre regard. Il était superbe. Profond. Indéfinissable. Sa couleur ? Un vert réversible, passant du clair au foncé, vraiment en un clin d'oeil. Son expression ? Irréversible, elle : l'indifférence polie des gens qui ont un "ailleurs".
Depuis cette rencontre, je vous vois très souvent au même endroit : votre "observatoire" sans doute, ou bien allongé, les yeux mi-clos, sur une chaise-longue du jardin : votre "rêvoir", certainement ; ou encore, dans le même jardin, assis auprès d'une dame moins distinguée et moins jeune que vous : votre maîtresse, je suppose, et votre... "sécurité sociale" ! Elle vous appelle son "poussinet d'amour" - ce qui a l'air de vous agacer autant que moi.
Votre vrai nom, je l'ignore. Quand, évidemment, je parle de vous à mes amis, je vous appelle "Monsieur", avec dans ma voix des guillemets ironiques. Quand je suis à mon bureau et que je pense à vous, je vous appelle "Prince" (en souriant, rassurez-vous !). N'empêche que ce nom vous va bien. Mieux même qu'à certains qui portent légalement ce titre.
Votre élégance est naturelle. Vous ne marchez pas. Vous caressez le sol.
Vous ne vous enfuyez pas. Vous vous absentez.
Vous ne vous donnez pas. Vous vous prêtez.
Vous l'avez compris, Prince, vous êtes tout à fait mon type d'homme...
Vraiment dommage que vous soyez un chat !
Dommage ?
Ou peut-être tant mieux. Qui sait ?
Dans le doute, je vous serre très amicalement la patte.
Votre voisine,
F.D.

Graffiti : "Prince"... "L'indifférence polie des gens qui ont un ailleurs"... C'est tout à fait moi, chat ! C'est de moi, qu'elle parle Françoise... C'était justement son anniversaire le 23 janvier. Bon anniversaire, Françoise !

mercredi 23 janvier 2013

Effet d'optique

Graffiti : Le hamac, enfin les hamacs, oui, parlons-en... 

... parce qu'il y a eu un avant... - Hihi ! Coucou ! -

... et un après.

Avant, c'était quand Zing et moi y faisions nos siestes et nos nuits, 
blottis l'un contre l'autre...

Après, ce fut... plus compliqué.

Le hamac a dû rétrécir ou quelque chose comme chat... 
Parce qu'avant, je faisais bien semblant de déborder un peu...

... et maintenant, chat déborde pour de bon !

Mais, chat, c'est le hamac. C'est sûr. 
Nom d'un Félin des Fenouillèdes, ce truc rapetisse de jour en jour !

Graffiti : On a quand même la preuve en images...

Ce n'est pas moi qui ai changé, c'est bien le hamac !

Graffiti : Ou alors c'est un effet d'optique. Qu'est-ce que tu en dis, Zing ? 
Zingara : Je dis que, mine de rien, tu t'es encore taillé la part du lion ! 

lundi 21 janvier 2013

Trompeuses apparences

Zingara : Mmmmmm...

Quoi ?

Non, ce n'est pas ce que vous pensez...

Je n'ai pas croqué en douce cette tendre chose verte, là... Simplement...

Je me lave. 
Oui, en haut de l'armoire, pourquoi ? Y'a un problème ?

dimanche 20 janvier 2013

Charabia : chanasson

Nous poursuivons notre mini dico-chat avec un nouvel hybride : le chanasson. Rappelons que nous avions commencé cette rubrique dominicale avec l'hippochat, dont Graffiti nous fournit moult illustrations.

Définition: le chanasson est un chat qui, pour des raisons inconnues des bipèdes (vie antérieure, réincarnation, mimimétisme ?) , adopte des attitudes équines.

Variante : L'hippochat constitue, bien entendu, la version aquatique du chanasson.


Illustration : le saut d'obstacle, version chanasson, par Roméo.

Roméo : Huhuhuhuhu-hu ! (ceci est une tentative de hennissement... Hum !)

samedi 19 janvier 2013

Attaque en mode hippochat

Chuuuuut ! Graf est en embuscade...



Mais Zingara a repéré l'adversaire, mal caché derrière les buis, 
et lance à son tour l'offensive...

Déception du beau tigré... Il faut dire que le geste ne manquait pas de panache...
Graffiti : Je l'aurai, un jour... Je l'aurai !

vendredi 18 janvier 2013

Pré carré

Graffiti : Si, je te dis que le pied de vigne est sur MON territoire... La ligne de démarcation, c'est la lanterne...
Roméo : Ah ouais ?...


Graffiti : This is a fact : the Vine is on MY side... The lamp's the dividing line...
Roméo : Is that so?...


Graffiti : Euh, au fait, Miss Tigri : comment traduirais-tu le titre "pré carré" ?
Miss Tigri : C'est bien un expression franco-française, alors il faut adapter...
Roméo : Et donc ?
Miss Tigri : Je dirais "My own garden is my own garden", en référence au Selfish Giant d'Oscar Wilde.
Roméo : Qu'est-ce que tu en penses ?
Graffiti : Elle est virée !
Roméo : C'est sûr, on ne peut pas travailler avec des chamateurs ! Comment on dit "t'es virée", en anglais ?
Graffiti : Euh, attends... Les Anglais ont le sens de l'euphémisme. Faut pas traduire mot pour mot...
Roméo : Alors, qu'est-ce qu'on miaule ?
Graffiti : Euh, je ne sais pas... Peut-être... Let me show you to the exit...

mercredi 16 janvier 2013

Charboriculture ?

Roméo: Vous pensez que je me lance dans la charboriculture ?

Roméo : Pas du tout ! Je m'entraîne à danser le tango ! Un p'tit coup de tête sur le côté !

Roméo : Tatalala-tatalala-tatalala-la !

Roméo : Et hop ! Demi-tour ! Hey, tata Caro* ! Vise un peu ton n'veu ! J'enchaîne avec un petit paso doble... Avec chat, si je ne trouve pas ma Juliette ! Tatalala-tatalala-tatalala-la...

*Tata Caro : prof de danse.