samedi 28 juin 2014

Le statut juridique de l'animal : lettre ouverte

Zingara : Non mais ! Est-ce que j'ai une tronche de meuble ? Et pourquoi pas une marchandise aussi ! Ils m'ont bien regardée ?!

Il y a de cela un mois, la Fondation 30 millions d'amis nous incitait à sensibiliser le député de notre circonscription au sujet du statut juridique de l'animal. Je reçois aujourd'hui la réponse à mon courrier et je découvre la conclusion du député : "Beaucoup d'efforts ont été réalisés pour le bien-être animal sans qu'il soit nécessaire de traduire ces préoccupations par une loi".

Voici donc ma réponse, sous forme de lettre ouverte, à M. Robert Olive, député de la Troisième Circonscription des Pyrénées Orientales:

Votre réponse, bien qu’elle m’ait consternée, ne m’a pas réellement surprise. Il est vrai que mon espoir d’être entendue était faible auprès du député d’une région où la torture animale – ce que d’aucuns nomment exotiquement la corrida –  est considérée comme un joyeux divertissement estival… A vous lire, monsieur, je ne m’étonne pas de ce qu’Hyppolite Taine écrivait : « J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. ». Et encore, chacun aura remarqué qu’il n’a pas évoqué les hommes politiques, qui n’auraient tout simplement pas supporté la comparaison.

Ainsi, dans un premier temps, vous développez les différents aspects de la loi qui, finalement ne changent pas grand’chose, puisque l’animal, à défaut d’être un bien meuble, demeure une marchandise. Autrement dit, en bon politicien, vous consacrez l’essentiel de votre courrier à enfoncer des portes ouvertes, puisque notre lutte porte précisément sur ce point : il est inacceptable de considérer un être vivant sensible comme une marchandise. Si vous semblez vous satisfaire du fait que le code rural et le code pénal interdisent les mauvais traitements, nous sommes loin de nous en contenter ; d’une part, parce que ces interdictions ne font pas l’objet de contrôles rigoureux (il suffit, pour s’en convaincre, de visionner les images épouvantables d’élevages insalubres, d’animaux maltraités, mutilés…), d’autre part, parce que les sanctions prononcées à l’encontre des tortionnaires d’animaux sont ridicules, voire indécentes… Très souvent, il ne s’agit que de peines de prison avec sursis, ce qui signifie qu’un fumeur de cannabis, qui, après tout, ne fait de mal qu’à lui-même, sera plus sévèrement puni que le bourreau du petit Caramel, chat martyrisé à l’automne 2013 à Brissac-Quincé…

Oui, le bien-être animal est une préoccupation majeure des Français, mais vous sous-estimez la mobilisation dont nous sommes capables pour nous faire entendre. Cette timide avancée ne résout en rien la question de l’exploitation animale. C’est, tout au plus, l’hypocrite verdict du procès de Valladolid. Les indiens ont-ils une âme ? Réponse : oui, peut-être, mais cela ne va pas nous empêcher de les décimer, les parquer, les réduire à l’état d’esclaves… Autre chose ?... L’histoire se répète avec les animaux, qui ne sont plus officiellement des meubles, mais que l’on continue d’exploiter gaiement, sans aucune considération pour leur bien-être, contrairement  à ce que vous affirmez.

Comme je vous l’écrivais au début de cette lettre, monsieur le député, je n’avais que peu d’espoir en m’adressant à vous. Mais je tiens néanmoins à ce que vous sachiez que j’attends d’un élu, quelque qu’il soit, qu’il manifeste de façon inconditionnelle sa préoccupation du VIVANT. Pas du marchand, du VIVANT ! Nous sommes de plus en plus nombreux à penser que lorsque le capitalisme sera mort, étouffé dans son vomi (d’autres disent plus poétiquement « par ses contradictions internes »), la valeur montante sera celle de l’humain. Bien sûr, cette société n’existe aujourd’hui que dans l’esprit des visionnaires. Il y a plus de 150 ans, le maire du 8ème arrondissement de Paris, député de la IIe République puis Sénateur, un certain Victor Hugo, déclarait: "Vous ne serez jamais, et dans aucune circonstance, tout à fait malheureux si vous êtes bon envers les animaux." Je vote pour une Humanité heureuse, Monsieur le député, et "on ne peut pas être heureux dans un océan de malheur" (J.L. Mélenchon, discours de Toulouse, avril 2012). 

Je vous prie d'agréer, Monsieur le député, l'expression de mes salutations distinguées.

mercredi 25 juin 2014

Cache-chat

Un autre jeu très prisé du duo catlandais : cache-chat. C'était au printemps, à Catland...

Graffiti "colle"...
Graffiti : 1, 2, 3, 5, 12, 35...

... et Zingara se cache...
Zingara : Ayé !

Graffiti : Attention, j'arrive !

Graffiti : Pas là ?

Graffiti : Pas là non plus ?

Graffiti : Bah miaou alors !

Graffiti : C'est pas possible, c'est un chaméléon ou quoi ?

Graffiti : Zingara !?
Zingara : Il est nul !



mardi 24 juin 2014

Le jeu du plumeau : attaque

Suite des conseils techniques pour bien mener le jeu du plumeau.
 Aujourd'hui, une phase délicate : le saut ou l'assaut (ou les deux).


Roméo : Phase de préparation et d'intimidation... 
Nom d'une Crevette des Caraïbes ! Attends un peu !

Roméo : Et c'est parti ! Décollage ! 
Ne pas hésiter à taper haut et attaquer le mal à la source...

Roméo : Gotcha ! 
Cri de guerre annonçant un triomphe imminent: 
le truc en plumes a déjà mis plume à terre...

Roméo : Atterrissage et foulage à la patte de l'ennemi abattu. 
Toujours en souplesse et en beauté. Applause (of course !)

Roméo : Victoire. Déluge de félicitations de la part des bipèdes. Fierté. Repos.



lundi 23 juin 2014

Le jeu du plumeau : approche

Cette semaine, Roméo se prête à une petite démonstration : le jeu du plumeau. Phase 1 : l'approche.


Roméo : Au commencement était la roulade, figure classique chez les félins. Vous annoncez ainsi à votre bipède domestique votre intention de jouer... A ponctuer éventuellement d'un petit "miaou-joue ?"...

Roméo : Phase délicate... Présentation de l'objet-adversaire. 
A ce stade, surtout, ne pas se précipiter...

Roméo : Identifier l'objet, évaluer les forces en présence. 

Roméo : Truc en plumes d'un côté, poiscaille de l'autre. Ok, je gère...

Roméo : Toujours se méfier des attaques sournoises... Nom d'une Crevette des Caraïbes ! Le coup du chameçon ! 

Roméo : La réplique doit toujours être spectaculaire. Il ne faut jamais négliger l'aspect psychologique du combat. Ayez le geste ample, la réaction immédiate et radicale. 

Roméo : Le bon joueur chacrobate saura utilement jouer du regard. C'est à ce moment-là que le combat se gagne ou se perd...

A suivre... Pour la leçon suivante, accrochez-vous, chat va swinguer !

dimanche 22 juin 2014

Ciné-chat

La misère animale n'a donc pas de limites ! Voyez un peu ces tristes images d'un petit chat SDF, qui vit dehors, dans un carton...

Il tente de trouver le repos...

Digne, il ne néglige pas sa toilette malgré ses conditions de vie effroyables...

Pauvre petit être abandonné de tous...

Mais n'y a-t-il donc pas une bonne âme pour adopter... 
Miss Tigri : Graffiti ???


Graffiti : Zut, ça s'est vu ? C'est la vigne qui m'a trahi ? Bon, et si je dors comme ça sur le gravier, vous y croyez, au coup du chat malheureux ?
Miss Tigri : Non, le décor est encore trop fleuri...
Graffiti : Même en fermant les yeux, comme ça ?...
Miss Tigri : Même. Oublie !

samedi 14 juin 2014

Sports d'été

Bientôt l'été et déjà les grosses chaleurs chez les Cat'Alans. C'est le temps des roulades et des bidous à l'air... mais toujours selon les règles de l'art !

Roulade...

... et on se redresse !

A toi, Zingara !

On se roule...

... et on reprend le contrôle.

Quant à Graf... Il est parti se rouler quelque part dans les vignes. Et en cette période de pleine lune, seules les étoiles (et peut-être les mulots) savent où il est !

lundi 9 juin 2014

Gecko

Gecko : Hey, what's up ?

Roméo : Chalut, Gecko. Moi, c'est Méo.
Gecko : Salut, Méo.

Roméo : On joue ?
Gecko : Non, merci. On a joué tout à l'heure et j'y ai laissé ma queue...

Roméo : Sympas, tes chaussons d'escalade...
Gecko : Tu trouveras pas mieux. C'est du Cliff Slipper de compétition, mon vieux !
Roméo : Tu crois qu'ils auraient les mêmes chez Déchathlon ?

samedi 7 juin 2014

Chat-fleur

Cela pourrait presque faire l'objet d'une rubrique charabia, un subtil mélange animal-végétal : le chat-fleur...

Zingara : Flower Power !

Miss Tigri : Et deux chats-fleurs ! Deux !

Zingara : Fait rare : je pose. Vite ! Chat va pas durer ! Profitez !

Zingara : Nous offrons ce bouquet fleuri aux minounautes qui ont eu la gentillesse de soutenir notre Graf pendant sa convalescence. Il ne peut pas vous miauler merci lui-même aujourd'hui : il est déjà reparti vadrouiller dans les vignes, mais il a promis de passer vous voir prochainement...