mardi 20 janvier 2015

Je lis

Etre ou ne pas être Charlie, telle n’est pas la question. La marche dominicale ? Les grands rassemblements ? Nous n’y avons pas participé. Bien sûr, la peine est immense, mais chez nous, le chagrin n’est pas quelque chose que l’on exhibe dans la rue, en groupes, en ligues, en processions. Parmi le flot de dessins satiriques qui circulent depuis deux semaines, je n’en retiendrai qu’un : celui où l’on voit une femme voilée faire reculer des islamistes armés en brandissant un livre au titre sulfureux : Education. Et l’éducation ne se limite pas à l’enseignement, contrairement à ce que tentent de faire croire certains excités has been qui, depuis 68, s’échinent à discréditer l’école et les enseignants. Il est vrai qu’en pointant du doigt l’école, Cohn Bendit s’assure au moins de ne jamais tomber sous les balles d’intégristes puisqu’il désigne finalement le même ennemi qu’eux.
Mon acte de résistance ne consiste pas à publier des messages courroucés sur Facebook, encore moins à beugler les paroles haineuses de la Marseillaise dans la rue. Je lis.

Je lis Aragon :
« Tout le ciel cette nuit proclame
L’hécatombe des rossignols
Mais que sait l’univers du drame ? »
Les poètes.

Je lis Hugo. « Ceci tuera cela. Le livre tuera l’édifice. (…) C’était le cri du prophète qui entend déjà bruire et fourmiller l’humanité émancipée, qui voit dans l’avenir l’intelligence saper la foi, l’opinion détrôner la croyance, le monde secouer Rome ». Notre Dame de Paris.

Je lis Voltaire. « Tant qu’il y aura des fripons et des imbéciles, il y aura des religions ».

Je lis Shakespeare :
“A gloomy peace this morning with it brings.
The sun, for sorrow, will not show his head.
Go hence, to have more talk of these sad things.
Some shall be pardoned, and some punishèd.”
(Traduction : Cette matinée apporte avec elle une paix sinistre, le soleil se voile la face de douleur. Partons pour causer encore de ces tristes choses. Il y aura des graciés et des punis. )

Je lis Diderot. « Il n’y a qu’un pas du fanatisme à la barbarie. ».

Je lis Valéry : « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. »

Je (re)lis Aragon :
« Et cette bouche absente et Lorca qui s’est tu
Emplissant tout à coup l’univers de silence
Contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu’on tue !
(…)
Quoi les bagnes toujours et la chair sous la roue
Le massacre toujours justifié d’idoles
Aux cadavres jeté ce manteau de paroles
Le bâillon pour la bouche et pour la main le clou. »
Un jour, un jour

Je lis Daudet. « La haine, c’est la colère des faibles ».

Je lis Oscar Wilde : « Dieu, en créant l'homme, a quelque peu surestimé ses capacités. »

Je lis Pifou : « Pas glop ! »

Et je lis Aragon, encore et toujours :
« Un jour pourtant, un jour viendra couleur d’orange
Un jour de palme, un jour de feuillages au front
Un jour d’épaule nue où les gens s’aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche. »

Un jour, un jour. 

dimanche 4 janvier 2015

L'art de la séduction, par Graffiti

Graffiti, chat timide, un brin poète, émotif et câlin, 
vous dévoile sont art de la séduction...

Graffiti : Qui dit félin dit fierté...

Graffiti : Plus subtil : pratiquer l'art du sourire ravageur... 
A côté de moi, le Chat Cheshire peut aller se rhabiller !

Graffiti : Et savoir à point nommé révéler toute la tendresse qui sommeille en vous...

vendredi 2 janvier 2015

L'après-Fiesta

Chacun sa technique pour gérer les lendemains de Fiesta(chat)...
Il y a la méthode Zingara...

Zingara: Quelques pompes pour éponger l'excédent de crevettes....

Et puis, il y a la méthode Aristochats:

Graffiti : On prend un peu de hauteur...
Roméo : On cuve dans la datcha !
Graffiti : Et en même temps, on profite de notre cadeau de Noël. Merci, Santa Cat !

Notre petit Méo a passé un drôle de Réveillon... Il a été malade dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier: vomissements, diarrhée. Il est resté patraque toute la journée d'hier, puis a filé chez le véto avant Grandma à la première heure, ce matin. Diagnostique : une gastro ! Et pourtant (nous sommes témoins), il n'avait pas abusé de la Fiestachat...

Roméo : C'est vraiment trop inzuste !

Aujourd'hui, il se remet progressivement et bénéficie de toute l'attention des résidents du Chat-Eau, à commencer par Graf, qui est venu à son chevet lui témoigner son soutien #Solidarchat.

Note de la rédaction: suite à une fausse manœuvre, plusieurs commentaires ont été effacés sur le billet précédent. Nous songeons à porter plainte contre notre secrétaire... Mais pour porter plainte, on a besoin de notre secrétaire... Bref, on n'est pas sortis du sable !